Quand l’entrepreneuriat devient un acte de reconstruction
Hier, j’ai eu l’honneur d’intervenir au CIDFF de Bordeaux sur le thème de la confiance en soi dans le cadre de l’accompagnement
« À vos marques, prêtes, entreprenez » — un programme qui aide les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat.
Et franchement… quelle chance nous avons de vivre dans un pays qui propose ce type de dispositifs gratuits et accessibles, dans un monde où tant de femmes, ailleurs, n’ont même pas le droit de rêver leur liberté économique.
Face à moi : des femmes puissantes.
Pas « puissantes » au sens où la société l’entend, mais puissantes de résilience.
La majorité d’entre elles avaient fait un burn-out, avaient quitté un système qui les a pressées jusqu’à l’effondrement… et elles étaient là, prêtes à créer quelque chose d’autre. Pas seulement une entreprise : une nouvelle vie.
Pourquoi la confiance en soi est un enjeu majeur chez les femmes qui entreprennent
Ce que j’observe dans mes accompagnements :
– Les femmes ne manquent pas de compétences.
– Elles manquent de permission intérieure.
Permission de se dire « oui, je suis légitime ».
Permission de prendre leur place sans s’excuser.
Permission de réussir… sans culpabiliser.
Dans le monde entrepreneurial, le syndrome de l’imposteur, la peur de déranger, le besoin de prouver sont massivement présents chez les femmes.
Pas parce qu’elles sont faibles. Parce qu’on les a longtemps conditionnées à être « sages », « discrètes », « adaptées ».
Créer son entreprise après un burn-out, c’est oser dire STOP à un modèle qui ne respecte plus le vivant en nous.
Ce que j’ai transmis lors de l’atelier : la confiance n’est pas un don, c’est un entraînement
Pendant l’atelier, j’ai partagé des outils concrets issus de la kinésiologie, de la cohérence cardiaque et de la PNL, car on ne construit pas la confiance uniquement dans la tête.
3 piliers pour muscler sa confiance :
| Les pensées | Transformer l’autocritique en parole intérieure soutenante : « Je fais de mon mieux et chaque pas compte ». |
| Les émotions | Accueillir ce qu’on ressent au lieu de se juger. La douceur envers soi est une stratégie puissante, pas une faiblesse. |
| Les actions | Poser un petit acte, même imparfait. La confiance ne vient pas AVANT l’action. Elle naît APRÈS. |
Chaque petite victoire est une brique qui dit au cerveau : « Tu vois ? Tu es capable. Continue. »
Reprendre le pouvoir : c’est plus qu’une stratégie business, c’est un acte politique intérieur
Oui, créons des entreprises.
Mais créons surtout des espaces où notre énergie n’est plus sacrifiée.
Où notre corps n’est plus un champ de bataille.
Où nos émotions deviennent un système de guidance, et non un frein.
Se relever après un burn-out et choisir d’entreprendre, c’est un acte de souveraineté.
C’est dire : « Je ne me construirai plus contre moi. Je veux bâtir avec moi. »
Et si on arrêtait de vouloir “tenir”… pour commencer à vibrer ?
Pendant des années, on nous a appris à tenir, à serrer les dents, à continuer malgré tout.
Mais tenir, ce n’est pas vivre. Tenir, c’est survivre en apnée, dans un corps crispé, avec une énergie qui se consume de l’intérieur.
Et si la vraie confiance ne consistait pas à être forte en permanence…
mais à sentir quand notre énergie vibre, quand notre corps dit oui, quand quelque chose en nous se remet à respirer ?
– Retrouver un lien vivant avec soi
– Réapprendre à écouter ce qui se passe à l’intérieur plutôt qu’à obéir à ce qu’on attend de nous
– Créer une vie – et un projet – qui alimente l’élan, pas l’épuisement
Parce que la confiance n’est pas un état figé.
C’est un rythme. Un souffle. Un mouvement intérieur qu’on peut réactiver, encore et encore, chaque fois qu’on choisit la vibration plutôt que la résistance.
Pour celles qui se lancent (ou se relancent)
Voici 3 premières actions simples pour rebooster ta confiance dans ton projet entrepreneurial :
- Respirer avant d’agir. (La cohérence cardiaque est une arme douce mais redoutable.)
- Faire un pas minuscule mais visible. (Une action = une preuve = un gain de confiance.)
- S’entourer de femmes qui avancent. (La confiance est contagieuse. Le doute aussi.)
Et maintenant ?
On peut lire des articles sur la confiance. On peut comprendre, analyser, même hocher la tête en se disant « Oui, je sais tout ça ».
Mais la confiance ne se construit pas dans la théorie. Elle commence le jour où l’on choisit d’honorer sa propre énergie avant d’honorer les attentes du monde.
Répondre à cette question par exemple : Qu’est-ce que je peux faire aujourd’hui — même petit, même imparfait — qui me fait vibrer plutôt que tenir ?
Ce pas-là, minuscule ou grand, est plus qu’une action :
c’est une déclaration intérieure.
C’est la première pierre d’un projet plus aligné et plus vivant.
« Aujourd’hui, je choisis de croire en moi. Pas parce que tout est parfait, mais parce que tout commence ici, maintenant. »
